BESONRIEUX

La maison est située dans un quartier présentant une grande diversité de typologie et de style architecturaux liée à son urbanisation étalée dans le temps. On y retrouve en effet d'anciennes fermes, des habitations modernistes ou encore des maisons clé-sur-porte de type “fermette”.

 

Le terrain se situe entre un lotissement d’habitations récentes de type ouvert, pour la plupart orientées perpendiculairement à la voirie, et une ancienne ferme subdivisée en habitations, flaquées d’annexes et desservies par une voirie privée perpendiculaire à la voirie principale.

 

De l’orientation de cette ancienne bâtisse découle le fait que l'"arrière" de ces parcelles se trouve le long de la limite mitoyenne avec le terrain. Un garage et une annexe y étaient d'ailleurs implantés, présentant tous deux des façades aveugles vers le terrain et donnant un sentiment de "fond de parcelle" sur la limite mitoyenne latérale.

 

L’habitation devait dès lors s’implanter à la jonction de deux typologies très différentes.

 

Le partis a été pris d'implanter le volume principal (reprenant les pièces de vie) perpendiculairement à la voirie de manière à réaliser une continuité visuelle avec le lotissement et d'implanter le volume secondaire (reprenant les pièces de nuit) perpendiculairement à celui-ci, sur l'alignement, de manière à se raccrocher à la limite mitoyenne comportant déjà deux façades aveugles.

 

Le volume principal, visuellement lié au lotissement, a été conçu comme un “rez + combles” à toiture à faible pente (10°), répondant au gabarit des habitations de type fermette du lotissement voisin, alors que le volume secondaire, devant se rattacher visuellement aux annexes de l’ancienne ferme voisine plus basses, n'a qu’un seul niveau, à toiture plate.

 

L’implantation, le gabarit et le jeu volumétrique permettent dès lors de réaliser une transition harmonieuse dans la séquence de la rue qui présentait originellement une rupture importante de typologie entre des volumes en ordre ouvert et des volumes en ordre fermé.

 

Il en résulte la création d’une cour intérieure enclavée, typique des fermes environnantes où les occupants peuvent bénéficier d'une grande intimité.

L’habitation a été dessinée avec des teintes neutres (crépi blanc, châssis gris et tôles de bardage noir) qui, malgré leur caractère contemporain, ne constituent pas un point de friction visuel dans le paysage et participent à l’intégration du bâtiment dans le contexte tout en renforçant le jeu volumétrique mis en place.

P1
P1

press to zoom
P2
P2

press to zoom
P11
P11

press to zoom
P1
P1

press to zoom
1/11